Tous les articles par Projet Roybon

Le choix du site du projet Roybon

Site du projet Roybon Center Parcs

Le projet Roybon s’étendra sur 150 hectares dans le bois des Avenières, situés dans le massif des Chambaran en Isère. Retenu sur des critères environnementaux, le site du projet comporte des enjeux spécifiques qui ont été identifiés par le maître d’ouvrage grâce à des enquêtes de terrain approfondies entreprises par des experts. Cette connaissance des enjeux naturalistes du site et de sa valeur patrimoniale a ainsi été prise en compte dans la conception du projet.

Parmi les différents sites pressentis dans la Drôme et en Isère, c’est le Bois des Avenières situé dans la partie orientale des Chambaran, près du village de Roybon qui a été retenu pour accueillir le projet de Center Parcs. Ce choix a été effectué au terme d’une analyse détaillée de l’environnement du site, et en fonction de critères environnementaux, dans une logique d’évitement des secteurs à enjeux patrimoniaux et de limitation des impacts .

L’emprise du projet : un bois de coupe représentatif de l’environnement des Chambaran         

Les 200 hectares de cette ancienne surface de « bois de coupe », exploitée depuis de nombreuses années, sont assez comparables en termes de composition aux 256 km² de boisement de la partie Iséroise des plateaux des Chambaran. Ce bois est principalement exploité en taillis de châtaignier, localement en taillis sous futaie. L’essentiel de la production, selon l’Office National des Forêts est destiné au bois de chauffage et à l’industrie.

Ce bois n’est pas classé en réservoir de biodiversité par le projet de Schéma Régional de Cohérence Ecologique. Il n’est ainsi pas référencé parmi les sites d’un grand intérêt selon les critères de l’inventaire national du patrimoine. Le bois des Avenières n’est pas recensé Natura 2000 (à l’inverse d’autres sites des Chambaran), et n’est pas non plus concerné par un zonage en ZNIEFF de type I (Zone Naturelle d’Intérêt Ecologique Faunistique et Floristique), qui désigne les espaces de superficie réduite, homogènes d’un point de vue écologique et qui abritent au moins une espèce et/ou un habitat rare ou menacé, d’intérêt aussi bien local que régional, national ou communautaire.

A l’instar du reste du massif des Chambaran, le site est classé en ZNIEFF de type II, désignant de grands ensembles naturels riches, ou peu modifiés, qui offrent des potentialités biologiques importantes. Le site est notamment caractérisé par l’absence d’étangs, milieux des Chambaran les plus riches en espèces animales et végétales remarquables.

Une valeur patrimoniale prise en compte par le projet

Plusieurs cours d’eau traversent le Bois des Avenières, et la rivière Herbasse (affluent de l’Isère) y prend notamment sa source. Comme la majeure partie du massif des Chambaran, le site est caractérisé par la présence de zones humides dites « de plateau », qui contribuent aux fonctions de stockage/déstockage, permettant ainsi la régulation des crues en aval et le soutien des étiages du chevelu hydrographique de cette partie du bassin versant de l’Herbasse et de la Galaure.

Par ailleurs, les différents inventaires menés sur le site par des experts ont mis en évidence plusieurs enjeux de préservation d’espèces protégées : l’inule de Suisse, la petite scutellaire et de certaines espèces de mousses. Ces espèces occupent principalement les vallons humides et à leurs abords ; ils ont été recensées et leurs habitats ont été cartographiés. De la même manière, les enjeux liés au passage de la faune, et notamment des batraciens, ont été identifiés.

Pour s’adapter à ces enjeux, le maître d’ouvrage a pris en compte les remontées des analyses de terrain dans la conception même du projet. Parmi les adaptations apportées au projet :

  • Les zones les plus sensibles ont été identifiées, balisées et écartées du plan masse du projet (vallons humides, cours d’eau…) : principe de l’évitement.
  • Des mesures spécifiques ont été mises en place pour préserver des espèces végétales protégées présentes sur le site comme la petite scutellaire (réduction du nombre de cottages, culture en pépinière…).
  • Des mesures pour limiter l’impact du projet sur les zones humides ont également été intégrées dès sa conception : choix du mode constructif, adaptation du mode de collecte des eaux pluviales, création d’aires de rétention jouant le rôle de « zones tampons », installation de dispositifs d’infiltration diffus limitant l’effet du ruissellement au bénéfice de l’alimentation des rus y compris en période d’étiage.

D’autres mesures comme la mise en place d’une démarche Chantier Vert ou la mise en place d’un management environnemental en phase d’exploitation ont également été prévues afin de préserver l’environnement du lieu sur le long terme. Des démarches qui s’appuient sur l’expertise de Center Parcs dans ses cinq autres domaines français, et sur les méthodes d’action les plus en pointe en matière de respect de l’environnement.

Favoriser la biodiversité sur le site du projet

Biodiversité Roybon

La préservation de la biodiversité du site du projet Roybon est un objectif majeur du maître d’ouvrage. Pour y parvenir, le plan masse intègre en amont les enjeux naturalistes pour limiter les impacts sur les espèces et leurs habitats. Pour les espèces et les habitats à enjeux patrimoniaux, c’est le principe de l’évitement qui a été suivi.

Le projet implique également de favoriser la biodiversité sur le site en phase d’exploitation. Outre la mise en œuvre de programmes de sensibilisation des équipes d’exploitation et des visiteurs, de nombreuses actions concernant l’ensemble de l’activité du site seront mises en œuvre en faveur de la faune et de la flore.

La conception du projet Roybon s’est appuyée sur des enquêtes de terrain détaillées caractérisant la biodiversité du site. Ces analyses ont mis en évidence la présence de certaines espèces et d’habitats qui nécessitent des actions de préservation, notamment autour de la présence d’espèces végétales protégées et de zones écologiquement sensibles.

L’ensemble de ces observations a été intégré dans la conception du plan masse, dans une logique d’évitement et de limitation des impacts sur le milieu naturel. Les données recueillies serviront également à mettre en place des actions concrètes pour favoriser la biodiversité sur le site.

Préserver et favoriser la biodiversité du site

Pour favoriser la biodiversité sur le site, plusieurs actions seront mises en œuvre :

  • Les aménagements paysagers seront réalisés en fonction des objectifs de gestion écologique du site : les espèces invasives et exotiques ne seront ainsi pas introduites . Les espèces exotiques qui seront installées dans l’Aqua Mundo seront sélectionnées en veillant à ce qu’elles ne soient ni rares, ni protégées. Une série de mesures seront prises pour éviter le risque de dispersion : choix des espèces, confinement…
  • Un plan de gestion écologique sera mis en place, comprenant le non recours aux produits phytosanitaires et aux intrants chimiques, la gestion différenciée des parcelles plantées (maintien du couvert végétal, fauche tardive…), la renaturation des berges dégradées des rus et des fossés, le maintien de corridors de déplacement des espèces, la limitation des espèces végétales non-locales, la veille de contrôle des végétaux invasifs, le suivi écologique des espèces et des habitats remarquables.
  • La définition d’un plan simple de gestion forestière permettra d’effectuer tous les 5 ans les coupes et entretiens à réaliser au niveau des boisements.
  • En période d’enneigement du site, l’utilisation de sels de déneigement sera limitée à la voie périphérique et aux accès des piétons. Afin de réduire les quantités utilisées, le salage sera préventif en fonction des alertes météo.

Des actions qui s’inscrivent à long terme

Ces différentes mesures s’accompagneront de nombreuses actions de formation et de sensibilisation à destination des collaborateurs et des visiteurs qui seront invités à participer à la préservation du site :

  • Des livrets d’information et des panneaux d’affichage seront présents sur le site pour sensibiliser les visiteurs au respect du patrimoine naturel et notamment à la protection de certaines zones sensibles.
  • Les activités proposées seront cohérentes avec les objectifs de préservation de l’environnement. De plus, pour valoriser la biodiversité locale, des activités de découverte de la faune et la flore locale seront proposées aux résidents, en particulier aux enfants.

Ces différentes actions de préservation de l’environnement s’inscrivent dans le long terme. Une politique de management environnemental sera mise en place au sein du site en phase d’exploitation pour s’assurer du respect des objectifs de préservation de l’environnement.

Afin de garantir la poursuite de ces efforts, le projet s’engagera dans des démarches de certification à l’image des autres domaines Center Parcs (ISO 14001 et Clef Verte). Par ailleurs, des indicateurs quantitatifs ont été mis en place pour suivre la performance des sites sur chaque enjeu et des plans d’actions sont définis chaque année.

Les espèces animales sur le site du projet

Le projet Roybon et les espèces protégées

En amont de la conception du plan masse du projet Roybon, le maître d’ouvrage s’engage à mettre en œuvre des mesures pour préserver les écosystèmes. Pour cela, il a déterminé les enjeux liés à la biodiversité et en particulier aux espèces animales sur le site. Sur une période de 5 ans, plusieurs enquêtes ont été conduites sur place et aux abords du site afin de qualifier avec précision l’état de la faune sur le site. Leurs résultats ont permis d’adapter le projet.

70 sessions d’enquêtes de terrain entre 2008 et 2013

Le site est largement couvert de boisement, en grande partie exploité en taillis de châtaigniers ; il compte quelques ruisseaux, mais ne comporte pas d’étangs. Ce sont ces derniers qui abritent le plus grand nombre d’espèces remarquables dans le massif des Chambaran.

Afin de recenser les espèces animales présentes, environ 70 jours d’inventaire répartis sur chaque saison, de jour et de nuit, ont été réalisés entre 2008 et 2013, sur le site même du projet Roybon et aux alentours. Outre les examens de visu et les sessions d’écoute, les écologues qui se sont rendus sur le site ont utilisé des détecteurs d’ultra-sons, des caméras thermiques pour détecter la présence de chauves-souris et fait réaliser des analyses ADN pour évaluer la présence des amphibiens. Les résultats des enquêtes de terrain ont été recoupés avec les données existantes sur le site et les observations disponibles auprès des associations locales et des administrations.

Ces investigations ont permis de qualifier l’état de la faune sur le site. En matière de biodiversité, le site du projet ne présente pas de particularité très forte par rapport au reste du massif, et n’est directement ni concerné par un zonage en Zone d’Intérêt Ecologique Faunistique et Floristique (ZNIEFF) de type I, ni par un recensement Natura 2000.

180 espèces animales recensées sur la zone du projet

A l’issue de ces recherches, environ 180 espèces animales ont été recensées sur le site du projet (état 2014). Nombre d’entre elles font l’objet de mesures de protection mais très peu sont rares à l’échelle du département.

  • Concernant l’avifaune, les enjeux sont globalement faibles avec un cortège avifaunistique relativement commun (oiseaux forestiers). Seules deux espèces observées sur le site sont peu communes, soit seulement 1,3% des espèces arborant ce statut dans la région Rhône-Alpes. Certaines espèces rares telles que la Cigogne noire, sont susceptibles de survoler le site sans l’utiliser pour nicher ou se nourrir.
  • Pour les mammifères, les différentes études ont montré un enjeu globalement faible, dans la mesure où les espèces protégées comme l’écureuil sont communes dans la région.
  • Les prospections liées aux chauves-souris n’ont pas permis de mettre en évidence un fort enjeu pour ce groupe. Différentes espèces survolent le site, mais celui-ci n’offre qu’un intérêt limité pour leur gîte ou leur alimentation.
  • L’enjeu pour les reptiles apparaît limité sur le site, notamment en raison du caractère forestier du site qui leur est naturellement peu propice. Six espèces communes mais protégées y ont été observées en petits effectifs.
  • 10 espèces d’amphibiens ont été recensées sur le site. Les vallons humides présents sur le site servent de lieu de reproduction à la salamandre tachetée ; les ornières en eau abritent des grenouilles rousses et agiles et des tritons. Par ailleurs, certains étangs situés sur le pourtour du site accueillent des populations importantes de crapaud commun et d’importantes migrations d’adultes ont lieu entre les milieux boisés et ces plans d’eau à la sortie de l’hiver. Les espèces les plus patrimoniales comme le triton crêté et le crapaud sonneur à ventre jaune ne sont inventoriés qu’en marge du site ; elles peuvent traverser le site lors de leurs déplacements mais ne l’utilisent pas de façon notable.
  • La diversité globale pour les différents groupes d’insectes inventoriés est réduite, parce que la forêt est trop jeune pour accueillir de nombreux coléoptères liés au bois mort et parce que la rareté des milieux ouverts (prairies, marais…) limite beaucoup la diversité des papillons et sauterelles.

La prise en compte des enjeux de la faune dans le projet

Les recensements de la faune ont permis au maître d’ouvrage d’établir le plan masse du projet Center Parcs, prévu pour restreindre au maximum l’impact de la construction sur les habitats naturels. Par exemple, les vallons humides qui présentent un environnement particulièrement favorable pour la salamandre tachetée (comme pour des espèces végétales intéressantes) ont été exclus du plan d’aménagement du projet.

D’autres adaptations ont été apportées au projet suite aux observations des écologues. Le choix des dates de défrichement a tout d’abord été déterminé pour que les arbres ne soient pas coupés pendant la période de reproduction des oiseaux. Au niveau des cottages, de nombreuses améliorations portant sur l’éclairage extérieur ou encore sur la pose de rideaux aux fenêtres ont été apportées afin d’éviter les collisions d’oiseaux. La vitesse de circulation sur le site (dans les Domaines Center Parcs, les voitures ne sont admises que les jours d’arrivée et départ ; pendant le séjour, les visiteurs, comme les équipes, circulent à vélo ou en voiturette électrique) sera également limitée pour limiter les risques de dérangement des amphibiens.

Pour éviter que le site ne fasse barrière aux déplacements des animaux, des passages à petite faune seront également installés dans et hors du site. Pour la reproduction du crapaud sonneur à ventre jaune (qui n’a été repéré qu’en bordure du site), une piste forestière qui traverse le site sera réhabilitée. Dix réseaux d’ornières et de mares, qui constituent un environnement privilégié pour les amphibiens, seront également créés à ses abords.

Ces différentes mesures ont été établies grâce à la caractérisation très fine du site, et au recensement détaillé des espèces animales présentes. Une étape indispensable pour réduire au maximum l’impact de l’aménagement sur les espèces et les habitats naturels présents

Le management environnemental du projet

Center Parcs Roybon management environnemental

Le système de management environnemental mis en place dans les Domaines Center Parcs vise à garantir le respect des engagements pris pour limiter l’impact environnemental du projet dans sa construction et dans son exploitation.

Une démarche de certification Haute Qualité Environnementale (HQE)

Afin de garantir les engagements pris en faveur de l’environnement, le projet Roybon s’inscrira dans une démarche volontaire de certification HQE. Cette certification sera délivrée par un organisme indépendant, Certivéa, aux trois phases clés de l’opération (programme, fin de conception et fin de chantier). Ces audits permettent de vérifier l’atteinte effective des objectifs de performance du projet. Ces vérifications se font sur la base d’une revue documentaire, d’un contrôle des études et d’une visite des bâtiments au moment de leur livraison.

Les exigences de la démarche HQE portent essentiellement sur la qualité environnementale du bâtiment déclinée autour de plusieurs thèmes comme le respect de l’environnement, l’énergie, la santé ou encore le confort.

Ces différents aspects sont évalués lors des phases d’élaboration du projet et de conception.

Le Domaine du Bois aux Daims – le 5e Center Parcs implanté dans la Vienne et ouvert en juillet 2015 – vient de recevoir le certificat NF Haute Qualité Environnementale (HQE) – Bâtiments Tertiaires  pour sa phase de « réalisation ». Certivéa a délivré le certificat mention « Exceptionnel » à ce Domaine Center Parcs.

Le management environnemental en phase d’exploitation 

La démarche de management environnemental se poursuit lors de la phase d’exploitation du projet Roybon. Les exigences qui s’appliqueront seront communes à celles mises en place dans les cinq autres domaines Center Parcs en activité en France.

Depuis 1999, Center Parcs est engagé dans une démarche de certification ISO 14001 qui atteste des efforts engagés en termes de réduction des impacts environnementaux en matière de suivi et de gestion des consommations d’eau, d’énergie, de la gestion des déchets, de la qualité de l’eau des bassins et la satisfaction des clients. Afin de garantir la poursuite de ces efforts, des indicateurs quantitatifs ont été mis en place pour suivre la performance des sites sur chaque enjeu et des plans d’actions sont définis chaque année.

Par ailleurs, en France, tous les Center Parcs sont désormais labellisés Clef Verte -(labellisation en cours pour le Domaine du Bois aux Daims ouvert en juin 2015), un label international décerné aux hébergements touristiques respectueux de l’environnement.

La sensibilisation des équipes et des visiteurs

Cette démarche de management environnemental s’accompagne de nombreuses actions de formation et de sensibilisation des collaborateurs des sites. Ces formations sont dispensées par l’équipe en charge du développement durable pour le Groupe mais également par des organismes de formation extérieurs.  Ainsi, pour le Center Parcs Isère à Roybon, des modules de formation seront prévues avant l’ouverture afin de s’assurer de la bonne compréhension des enjeux par les équipes et des actions à mettre en œuvre concrètement pour réduire l’empreinte environnementale de leur activité.

Ces actions de sensibilisation sur le site s’ajoutent aux autres mesures de réduction des impacts sur l’environnement en phase d’exploitation. Ces différentes actions visent à garantir les engagements du Groupe en matière de développement durable dans la durée.

La consommation énergétique du projet

roybon center parcs

Maîtriser la consommation d’énergie du site en phase d’exploitation est un objectif prioritaire du cahier des charges du projet Roybon. Pour y parvenir, le maître d’ouvrage a défini un plan d’action en s’appuyant sur les grands principes de gestion de l’énergie et sur l’expertise acquise sur l’ensemble de ses précédents projets, aujourd’hui en exploitation.

L’efficacité énergétique et le recours aux énergies renouvelables constituent les deux axes de maîtrise de l’énergie et de réduction de l’empreinte carbone du site. Deux axes déclinés en mesures concrètes.

Le projet optimisé pour maîtriser ses besoins énergétiques

Au niveau des cottages, l’objectif fixé par le maître d’ouvrage est de faire passer la consommation conventionnelle d’énergie sous la barre de 50% des exigences de la règlementation thermique (soit 65 KWhep/m²SHON.an) Ce niveau correspond à celui de la norme BBC Effinergie selon la réglementation thermique 2005. Pour y parvenir, les besoins en énergie des cottages seront optimisés :

  • L’ensemble des cottages disposeront d’une double orientation afin de pouvoir effectuer une ventilation naturelle en été, tout en bénéficiant des apports solaires passifs de mi-saison. L’architecture des cottages et leur mitoyenneté a été conçue pour limiter les déperditions thermiques. De plus, l’isolation des cottages, construits en bois, matériau limitant les ponts thermiques, assurera une très bonne étanchéité à l’air.
  • Les dimensions des baies vitrées seront optimisées pour offrir le meilleur compromis entre confort visuel et confort thermique en hiver et en été sans recourir à la climatisation. Des avancées de toiture joueront le rôle de protections solaires pour les baies orientées sud pour limiter les risques de surchauffe intérieure.
  • Des systèmes performants, ballon thermodynamique, ampoules basses consommation…) seront installés dans les cottages pour optimiser la consommation d’énergie.

Cet objectif d’efficacité énergétique sera également étendu aux équipements centraux du domaine, dont l’Aqua Mundo.

  • La compacité du projet sera favorisée pour permettre un zonage thermique autour de la serre qui servira d’espace tampon.
  • Pour réduire les ponts thermiques, l’isolation sera renforcée, l’orientation des ouvertures et des facteurs solaires des menuiseries optimisée, un éclairage naturel et des brise-soleil privilégiés.
  • L’inertie des bâtiments sera également favorisée par la création de talus végétal à leurs abords. Ce talutage limitera l’influence du vent en période hivernale.
  • L’isolation de l’Aqua Mundo, du spa et de la serre sera particulièrement performante avec une couverture gonflable en film ETFE (revêtement –en teflon isolant et translucide pour un éclairage naturel toute l’année) performant. Les économies énergétiques ambitionnées s’élèvent à 331 000 kWh/an.
  • Un dispositif de ventilation naturelle de l’Aqua Mundo et du spa permettra d’importantes économies d’énergie sur la climatisation.
  • Le stockage de l’eau des bassins extérieurs la nuit dans des bacs tampons en sous-sol pour réduire les déperditions d’énergie

Les mesures d’économie d’énergie concerneront aussi les espaces extérieurs, notamment les luminaires qui seront équipés de sources basse-consommation à haut rendement lumineux. Le réseau d’éclairage sera également équipé d’un système de détection de présence afin de réduire le niveau d’éclairement durant la nuit, lorsque personne n’utilise les espaces extérieurs.

Recourir aux énergies renouvelables pour réduire l’empreinte carbone

En complément des mesures d’efficacité énergétique, le projet ambitionne d’avoir recours aux énergies renouvelables pour couvrir à minima les besoins de chaleur des équipements collectifs (y compris l’Aqua Mundo). Une chaufferie bois sera notamment étudiée prioritairement. L’approvisionnement en bois énergie sera prioritairement d’origine locale.

Pour ce qui est de l’alimentation énergétique des cottages, une solution individualisée a été retenue par rapport à d’autres types de réseaux d’énergie (réseau de chaleur bois ou équivalent) au regard de la configuration du projet. De fait, l’énergie électrique semble à ce jour la plus adaptée au projet.

Les opportunités de production solaire seront étudiées l’installation de panneaux solaires photovoltaïques sur les parkings envisagée.

Ces panneaux serviront d’ombrières aux véhicules stationnés à l’entrée du site. Cette installation déportée sur les parkings permet de conserver un nombre d’arbres important au niveau des cottages pour assurer le confort d’été.

L’organisation de la circulation sur le site et à ses abords

center parcs transports doux

Dès la conception du projet Center Parcs à Roybon, le maître d’ouvrage a pris en compte les déplacements des vacanciers et des flux entrants d’approvisionnement sur le site, avec pour objectifs la réduction des nuisances environnementales et des nuisances vis-à-vis des riverains. Un schéma de déplacement avec différentes mesures a ainsi été élaboré pour prévoir et organiser la circulation sur le site et à ses abords. Quatre orientations précises sont à l’étude : exploiter au mieux le réseau routier existant, organiser le stationnement, optimiser le transport des matières, favoriser les modes de transports doux.

Réduire l’impact environnemental des déplacements sur le site

Le Domaine s’étendra sur près de 150 hectares et pourra accueillir en phase d’exploitation près de 5 000 vacanciers. La circulation des personnes sur le site et à ses abords s’est donc imposée comme un enjeu majeur dans un objectif de réduction des nuisances sonores et de proposition d’une offre de vacances reposantes avec des moments de reconnexion avec ses proches et avec la nature.

Sur le site, le maître d’ouvrage a choisi des modes de « circulation douce » :

  • Les déplacements pédestres des vacanciers seront encouragés via l’aménagement du site et de sa configuration paysagère, incitant à la promenade. Les voitures individuelles resteront garées sur le parking à l’entrée du site.
  • Des pistes cyclables seront aménagées sur le site et à l’extérieur pour des excursions/circuits à vélo. Des voiturettes électriques et des vélos seront proposés à la location : bicyclettes individuelles de toutes tailles, tandems, poussyclettes, postes bébés…
  • Les employés circuleront eux en transports doux, à vélo équipés de remorques pour le personnel d’entretien ; en véhicules électriques pour le personnel de maintenance. Ces engins motorisés électriques Goupil, dotés d’une autonomie de 95 km sont capables de transporter jusqu’à 700 kg de charge utile.

L’enjeu de réduction des nuisances a été étendu aux abords du site. Afin d’éviter l’engorgement des voies de circulation, notamment pour les riverains, le projet prévoit l’implantation de la guérite d’accueil éloignée de la voie départementale à 600m à l’intérieur du site.

Pour l’accès au site des employés, d’autres solutions comme les transports en commun (système de ramassage par autocar) ou le covoiturage seront mises en œuvre et présentées dans un Plan de Déplacement Entreprise.

Ces différentes mesures concernant les déplacements sur le site et les transports des employés visent ainsi à réduire les nuisances environnementales et offrir à nos vacanciers et collaborateurs un domaine préservé et des séjours sans voiture.

Les retombées économiques d’un village vacances Center Parcs : l’exemple mosellan

Center Parcs Moselle Trois Forêts

L’implantation d’un Domaine Center Parcs est un levier de croissance pour un territoire, permettant de générer plusieurs centaines d’emplois en phase de construction et en phase d’exploitation, mais également de renforcer l’offre touristique régionale et son attractivité. Le projet Roybon devrait ainsi créer près de 700 emplois stables et non délocalisables et engendrer plusieurs millions d’euros de richesses chaque année à l’échelle du département et de la région. A Hattigny en Moselle, le bilan des retombées économiques du Domaine Center Parcs des Trois Forêts témoigne du rôle moteur de ce type d’infrastructures pour leurs territoires.

Un pôle d’attractivité touristique pour la région

Inauguré en 2010, le Domaine Center Parcs des Trois Forêts est devenu un des lieux touristiques le plus fréquenté de Lorraine en à peine cinq ans. Chaque année, il accueille plus de 350 000 touristes, enregistre plus d’un million de nuitées vendues chaque année, et affiche un taux d’occupation de près de 75 %.

Le modèle touristique des domaines Center Parcs contribue également à la vitalité du secteur du tourisme à l’échelle régionale. 60% des clients du  Center Parcs Domaine des Trois Forêts* sortent du Domaine pendant leur séjour pour faire une visite ou un achat, assurant une fréquentation significative des commerces et sites touristiques locaux. Au total, les dépenses engendrées pour les Régions Alsace et Lorraine en 2013 ont été estimées par une étude réalisée en 2013 ** à  près de 5,3 millions d’euros.

Près de 570 emplois sur le Domaine

Lors de son ouverture en 2010, le Center Parcs des Trois Forêts a créé 571 postes sur le site, à 85 % en CDI et à 65 % à temps plein (soit 370 équivalent temps plein).

En complément de ces emplois directs, l’activité du Center Parcs des Trois Forêts est à l’origine de 275 emplois indirects et induits en Lorraine et en Alsace en 2012/2013 **. Pour le Département de la Moselle, cela représente un coefficient multiplicateur de 1,4 (entre les emplois directs crées sur le Domaine et ceux directs, indirects et induits dans les sphères privées ou publiques).

Un levier de croissance pour l’économie locale

Grâce à sa capacité d’accueil et une ouverture 365 jours par an, sa stabilité de son taux d’occupation, et les sommes injectées dans l’économie locales (pour l’exploitation du domaine et par les dépenses des clients), le Center Parcs des Trois Forêts participe à la création de richesse  pour la Région Alsace.

Ainsi, au cours de l’exercice 2012/2013, 19,6 millions d’euros ont été injectés dans les régions Lorraine et Alsace par Center Parcs, les prestataires sur site et les visiteurs. Ceux-ci ont permis de générer une richesse estimée à plus de 30 millions d’euros de PIB* en Alsace et Lorraine, dont 21,2 millions d’euros pour la Moselle.

Le Domaine Center Parcs des Trois Forêts joue ainsi un rôle moteur dans l’économie locale, grâce à un modèle économique et touristique solide qui favorise la création de richesses à l’échelle du territoire. Un modèle qui a produit des effets comparables dans les autres domaines du Groupe : en Normandie, en Sologne, en Picardie et dans la Vienne.

* Enquête Moselle Tourisme Janvier 2012

** Etude réalisée en 2013 sur le Center Parcs Domaine des Trois Forêts en Moselle par le cabinet UTOPIES d’après la méthode Local Foot Print.

La spécificité du projet Roybon dans l’offre touristique locale

Spécificité center parcs roybon offre touristique

Département fortement tourné vers le tourisme, l’Isère était en 2011 le 11e département le plus visité en France métropolitaine, avec plus de 8 000 établissements hôteliers et plus de 20 millions de nuitées touristiques chaque année. L’implantation d’un Domaine Center Parcs à Roybon permettra d’enrichir l’offre touristique iséroise. Un nouveau modèle de tourisme et de loisirs qui, loin de concurrencer les acteurs en place, sera bénéfique pour l’ensemble de la filière.

L’Isère, un département fortement touristique

Avec 22,7 millions de nuitées touristiques (dont 68% non marchandes) à l’hiver 2011, l’Isère se classe au 6e rang des départements les plus visités pendant l’hiver, et au 15e rang l’été. L’Isère accueille essentiellement une clientèle de proximité (32% de rhônalpins), mais aussi jusqu’à 30% d’étrangers (Néerlandais, Belges et Allemands en tête). Grâce à son positionnement géographique et à la diversité de ses paysages, l’Isère mise sur plusieurs formes de tourisme pour attirer les visiteurs. Un « tourisme blanc » tout d’abord, à travers les 22 stations de sports d’hiver du département, mais aussi « un tourisme vert et bleu » avec des activités de randonnée  et de nautisme, le tourisme culturel et le tourisme d’affaires.

Le tourisme occupe une place importante dans l’économie iséroise. Le département compte 8 715 établissements d’hébergement (hôtels, campings, villages vacances…) pour un total de 122 640 lits. Les secteurs de l’hébergement et de la restauration représentent plus de 15 000 emplois salariés soit près de 15% des emplois de services en Isère et 675 millions d’euros de chiffre d’affaires (Chiffres CCI Grenoble).

Le projet Roybon : un enrichissement de l’offre touristique locale

Avec ses 990 cottages au cœur d’un domaine piétonnier, le projet Roybon disposera d’une capacité d’environ 5 500 lits, pour des courts et moyens séjours. Sa zone de chalandise s’étend sur 200 à 300 Km autour de l’Isère, mais vise également une clientèle extérieure au département et à la région Rhône-Alpes. La spécificité de l’offre touristique proposée par Center Parcs, fondée notamment sur les activités aqua-ludiques et les séjours de proximité en pleine nature, est complémentaire à l’offre touristique locale.

Un Domaine Center Parcs constitue un pôle d’attraction local en attirant de nouvelles clientèles. Une étude du Conseil général de l’Aisne a ainsi montré que la moitié des visiteurs n’aurait jamais pensé venir dans le département sans le Domaine Center Parcs du Lac d’Ailette.

Ces nouveaux visiteurs profitent aux acteurs touristiques locaux. 60% des visiteurs de Center Parcs Domaine des Trois Forêts en Moselle sortent ainsi du site et consomment auprès des autres acteurs touristiques locaux. Dans l’Eure, des retombées touristiques liées à la clientèle du Domaine des Bois Francs ont été mesurées jusqu’à 100 km autour du site, et en particulier dans les sites et les villes à proximité. Le secteur de l’hôtellerie bénéficie également de l’arrivée de cette nouvelle clientèle. Dans l’Aisne, les hôtels à proximité du Domaine du Lac d’Ailette ont vu leur fréquentation augmenter grâce au passage des visiteurs du Domaine en pré ou en post-séjour. L’office de tourisme de la ville de Laon, la plus proche du parc, a ainsi enregistré 30% de visites en plus depuis son ouverture en 2007 (source : La Nouvelle République).

L’implantation d’un Domaine Center Parcs a également un effet vertueux sur l’ensemble du secteur du tourisme. La mise en place d’équipements et d’infrastructures liés au futur Domaine Center Parcs de Roybon, permettra de développer d’autres projets touristiques dans la région.

Image : Grand Veymont, Grande Moucherolle and Mont Aiguille, Vercors (France). Photographer: Mg-k. Source: M. Klüber Fotografie (WikiCommons)