Tous les articles par Projet Roybon

La gestion de la ressource en eau sur le site du projet Roybon

Étang_des_Essarts_3

Le site du projet Roybon est concerné par des enjeux importants liés à l’eau. Ces enjeux sont à la fois liés à la situation hydroclimatique générale et à des spécificités géologiques, morphologiques et hydrologiques locales. La ressource en eau souterraine est soumise à une pression importante et le réseau hydrographique superficiel présente des niveaux de vulnérabilité élevés pour nombreux paramètres. Localement, le plateau des Chambaran constitue une tête de bassin pour un chevelu hydrographique ramifié. Le plateau abrite par ailleurs une étendue de zones humides, définies en fonction de critères pédologiques ou écologiques.

Pour tenir compte de ces enjeux, le Groupe a orienté le projet pour réduire les consommations d’eau et pour éviter les perturbations de l’hydrologie et de l’hydrogéologie.

Les enjeux hydrologiques du site

L’hydrologie est un élément important du plateau des Chambaran, qui constitue en particulier une tête de bassin versant des rivières de l’Herbasse et de la Galaure.

Il est parcouru par plusieurs cours d’eau, à écoulements permanents ou intermittents. Ces cours d’eau prennent leurs sources à proximité du site d’implantation du projet, voire même au sein du site comme la rivière Herbasse.

Le site du projet est également caractérisé par la présence de zones humides dites « de plateau », qui participent de manière importante aux fonctions de stockage/déstockage permettant ainsi la régulation des crues en aval et aussi le soutien au réseau hydrographique en période d’étiage.

La situation du projet en tête de bassin versant et la présence d’une étendue de zones humides avérée constituent des paramètres fondamentaux dans l’équilibre écologique du site. Afin de limiter au maximum l’impact du futur village Center Parcs, le maître d’ouvrage a largement adapté le projet pour optimiser la consommation d’eau, maîtriser les impacts quantitatifs et qualitatifs dus aux ruissellements et éviter, réduire ou compenser les impacts sur les zones humides identifiées.

La réduction des consommations d’eau potable

Au sein des équipements et des cottages, des éléments hydro-économes seront installés pour maîtriser le niveau des consommations d’eau. Par exemple, les cottages seront équipés de robinets mitigeur munis d’une butée limiteur de débit ou de chasse d’eau double débit, ces deux équipements permettant une réduction de la consommation de 50%. Pour éviter le gaspillage, le maitre d’ouvrage a aussi décidé l’instauration d’une pression de 3 bars maximum dans les robinets des cottages. De plus, une surveillance constante de l’utilisation de l’eau sera mise en place grâce au comptage des consommations d’eau au sein des différentes zones des cottages.

Des systèmes de récupération des eaux pluviales seront installés pour couvrir certains usages ne nécessitant pas une qualité d’eau potable, comme l’arrosage de certains espaces verts du site, contribuant ainsi à la réduction des besoins en eau potable.

Les actions de récupération et réutilisation concerneront également certaines eaux usées. Le projet prévoit par exemple de traiter les eaux de lavage des filtres des bassins de l’Aqua Mundo pour les réutiliser en appoint dans les bassins et réaliser des économies d’eau potable.

Les eaux des bacs de déchloration seront également réutilisées pour remplir les bassins aqualudiques extérieurs et compenser l’évaporation partielle.

De fait, les consommations d’eau dans les cottages et celles des activités aqua-ludiques s’élèvent, après modification du projet, à 880 m3 d’eau par jour soit 320 m3 par jour en moins par rapport au projet initial.

 

Crédits photo : « Étang des Essarts 3″ by Patafisik – Own work. Licensed under CC BY-SA 3.0 via Wikimedia Commons

Le Projet Roybon : un « Chantier Vert »

Domaine des Trois Forets - DR Groupe Pierre & Vacances

Dans le cadre de sa démarche de qualité environnementale, le Groupe cherche à aller au-delà des réglementations pour limiter les impacts environnementaux du projet de construction de Roybon et s’engage à réaliser un chantier vert.

Cette volonté s’inscrit dans une démarche de certification « NF bâtiment tertiaire démarche Haute Qualité Environnementale » délivrée par un organisme certifié et concernant l’ensemble du projet Center Parcs.

Une démarche à l’initiative du maître d’ouvrage et menée avec le maître d’œuvre    

Le maître d’œuvre est responsable de la mise en place et de la bonne exécution des actions permettant de réduire les impacts du chantier sur l’environnement, démarche dite « Chantier Vert », formalisée par une charte. C’est lui qui, avec le Maître d’ouvrage, définit les objectifs et les procédures à mettre en place afin de limiter les nuisances sur l’environnement en phase de travaux. Les mesures sont définies en fonction des enjeux spécifiques du site : sensibilité environnementale, nuisances potentielles vis-à-vis des riverains, filières locales de traitement des déchets…

Le maître d’œuvre s’assure également que ces engagements sont respectés par l’ensemble des parties prenantes du chantier. Le maître d’œuvre peut ainsi contraindre une entreprise à respecter des délais fixés par la charte Chantier Vert, ou, le cas échéant, à régler des pénalités financières en cas de non-respect d’un engagement.

Deux personnes, au sein de la maîtrise d’œuvre, seront en charge du suivi in situ de la démarche Chantier Vert et seront accompagnées de surveillants autant que nécessaire en fonction des phases des travaux. Le référent « Biodiversité » – ayant réalisé les études environnementales et proposé au maître d’ouvrage et au maître d’œuvre les mesures d’accompagnement, protection et suivi – sera spécialement missionné par le maître d’ouvrage pour assurer un audit-contrôle de la démarche sur toute la durée du chantier.

Six engagements structurants sont définis à partir des données des études écologiques et des études d’impacts :

La limitation des risques de pollutions des sols et de la ressource en eau                      

L’usage de produits chimiques (solvants, huiles, adjuvants…) sera strictement contrôlé et soumis à certaines obligations (utilisation de produits biodégradables, ou mise en place de procédures de traitement). De même, les eaux usées (eaux de lavages par exemple) seront récupérées et acheminées vers des cuves de rétention étanches à l’extérieur des bâtiments. Enfin, les entreprises usant de produits chimiques devront s’assurer de l’absence d’égouttage ou de coulures sur le sol, en utilisant des cuves étanches. Pour s’assurer du respect de ces obligations, les entreprises devront fournir la liste des produits et matériaux qu’elles utilisent au maître d’œuvre, qui pourra interdire, le cas échéant, l’utilisation de certains d’entre eux.

Le tri des déchets et la propreté du chantier

Les entreprises qui interviennent sur le chantier du projet Roybon seront tenues par la charte Chantier Vert de réduire leurs déchets à la source, et de former leurs personnels aux règles de tri et de propreté à respecter sur le chantier. Ces règles impliquent notamment la collecte des déchets et leur acheminement dans des bennes vers des centre de collecte pour acheminement vers les filières adéquates.

La limitation de la consommation des ressources en eau et en énergie

Le maître d’œuvre demande aux entreprises qui interviennent sur le chantier de veiller à l’absence de fuites, en mettant notamment leurs relevés de consommations à disposition du maître d’œuvre.

La limitation des nuisances et risques pour les ouvriers

Afin de limiter les nuisances pour les personnels travaillant sur place, le maître d’œuvre vérifiera la conformité du niveau de nuisances sonores avec les exigences du chantier, et veillera à limiter l’utilisation de produits et matériaux présentant des risques pour la santé.

La limitation des nuisances pour les riverains

Afin de limiter les nuisances liées au chantier (engorgement de la voirie à cause de la circulation des engins de travaux, bruits ou encore va-et-vient des camions), un plan de circulation aux abords du chantier a été établi avec les collectivités locales. Un débourbeur sera également installé près de la zone de travaux pour les entreprises qui déplacent beaucoup de terre (terrassement ou paysage par exemple). 

La gestion des nuisances sur les zones protégées sensibles

Le maître d’œuvre s’engage à suivre l’activité des entreprises intervenant sur le site, afin d’éviter la dégradation des zones sensibles identifiées au cours des études écologiques. Pour cela, des clôtures et un balisage visible seront installés pour assurer leur préservation pendant la phase de travaux.

Les emplois créés par le projet Roybon

Les emplois créés par le projet Roybon

L’implantation d’un Center Parcs à Roybon générera la création de nombreux emplois à la fois pendant la période du chantier mais également en phase d’exploitation. Ces derniers qualifiés de stables, non-délocalisables et essentiellement locaux, favoriseront en priorité les habitants locaux et les bénéficiaires des minimas sociaux. Un impact économique et social positif pour le dynamisme du territoire, renforcé par la création d’emplois indirects et induits liés à l’activité du futur Domaine.

Un projet créateur d’emplois

Dès la phase de construction, prévue pour une durée de deux ans, le projet Roybon engendrera entre 600 et 1 000 emplois selon les phases de travaux, dans le secteur du bâtiment et des travaux publics. A titre de comparaison, la construction du Domaine des Trois Forêts Center Parcs en Moselle a nécessité jusqu’à 850 ouvriers en phase de chantier. A Roybon, comme pour les précédents domaines Center Parcs français, les entreprises locales seront impliquées et bénéficieront des retombées du chantier. Par exemple, 71% des marchés liés à la construction du Domaine Center Parcs du Bois aux Daims, ouvert en juin 2015, ont été attribués à des entreprises du département ou de la région.

En phase d’exploitation, le projet Roybon prévoit la création de 697 emplois stables et non-délocalisables  ce qui est relativement rare dans les métiers du tourisme, très souvent saisonniers. 85 % des emplois Center Parcs sont des contrats en CDI. Les emplois créés par le projet Roybon représenteront 468 postes ETP (Equivalent Temps Plein). A titre d’exemple, en 2014 le Domaine Center Parcs des Trois Forêts en Moselle employait 571 personnes, dont 84% en CDI, et 65% à temps complet.

Les emplois à Roybon  seront répartis dans les différents postes d’activités du site :

  • Une centaine d’emplois autour des activités loisirs et piscine (dont l’Aqua Mundo).
  • Plus de cent emplois pour les métiers de la restauration.
  • Une quarantaine d’emplois liés aux commerces, à la vente-détail.
  • Une vingtaine d’emplois affectés à la maintenance.
  • Plus de trois cent emplois pour le nettoyage.
  • Enfin, une cinquantaine d’emplois liés à l’administration, à la sécurité du domaine.

Par ces emplois, les postes liés au nettoyage sont essentiellement des temps partiels.

Des emplois indirects

Ces emplois directs créés génèreront également la création d’emplois indirects. Ces effets économiques favorables à l’emploi ont été notamment mesurés en Moselle. Ainsi, en complément des emplois directs, près de 275 postes ont été créés ou maintenus dans les régions Lorraine et Alsace grâce à l’implantation du Domaine Center Parcs des Trois Forêts :

  • 109 emplois indirects chez les fournisseurs et sous-traitants directs et indirects du Domaine
  • 54 emplois indirects liés aux dépenses de consommation des ménages directement ou indirectement concernés par l’activité de Center Parcs
  • 112 emplois induits par les dépenses de fonctionnement des administrations bénéficiant des rentrées fiscales directes ou indirectes.

Sur les 885 emplois créés ou maintenus directement ou indirectement par le Domaine des Trois Forêts, 595 postes concernent le seul Département de la Moselle.

Des engagements en faveur de l’emploi

Dans le but de dynamiser l’emploi et de contribuer à la réinsertion locale à Roybon et en Isère, Center Parcs s’est engagé à favoriser l’accès aux emplois aux personnes du département et de la région et en particulier aux bénéficiaires des minimas sociaux.

Par ailleurs, le Groupe Pierre & Vacances-Center Parcs accorde dans son approche du recrutement une attention particulière à la prévention des discriminations, ainsi qu’à la promotion de l’égalité des chances et de la diversité. Center Parcs s’impliquera sur l’ensemble du cycle d’insertion au niveau local en participant au dispositif de formation mis en place par les acteurs compétents (Région Rhône-Alpes et Département de l’Isère).

Center Parcs s’engage d’ailleurs fortement en faveur de la diversité dans sa politique de recrutement :

  • à compétence égale, toute candidature est étudiée et entre dans un processus de recrutement standard
  • les managers sont formés et sensibilisés au droit à la diversité dans le cadre de situations de recrutement ou de mobilité. Des campagnes de promotion de la diversité et du handicap sont régulièrement lancées en interne pour sensibiliser les collaborateurs à ces sujets.

Tribunal Administratif de Grenoble : quelle est la portée du jugement ?

Center Parcs Roybon

Le 16 juillet dernier, le Tribunal Administratif de Grenoble rendait sa décision sur les procédures relatives au Center Parcs de Roybon : validation de l’arrêté sur les espèces protégées et annulation de l’arrêté relatif à  la Loi sur l’eau. Quelle-est  donc la portée de ce jugement pour le Center Parcs de Roybon ?

Par la validation de  l’arrêté  Espèces Protégées le  Tribunal de Grenoble témoigne de la reconnaissance du sérieux des études préparatoires d’un projet engagé il y a plus de sept ans, ainsi que des mesures compensatoires prises pour la protection de la biodiversité.

Dans son jugement, le Tribunal a également insisté sur  le fait que le projet de Roybon représentait « un intérêt public impératif et majeur » en raison de son impact économique et touristique. Il valide ainsi la certitude de nombreux élus et de la majorité de la population locale, convaincus que le projet sera bénéfique pour la commune et le département. Comme le résumait Gérard Brémond, Président-Directeur Général de Pierre et Vacances-Center Parcs : « nous sommes sûr de la pertinence du projet, de la qualité de la localisation. On a un très beau projet, créateur de plus de 700 emplois en exploitation touristique, et près de  1.000 emplois pendant la construction ».

Concernant l’annulation de l’arrêté « Loi sur l’eau », le jugement ne le fait qu’au seul motif de la localisation des mesures compensatoires. En effet, le calcul des mesures compensatoires n’est pas remis en cause. Mais par une interprétation du SDAGE (Schéma directeur d’aménagement et de gestion des eaux), le Tribunal Administratif considère que les mesures compensatoires ne sont pas à une échelle appropriée.

Pierre & Vacances-Center Parcs est invité par ce jugement, qui est une porte ouverte à la réalisation de ce projet à terme, à étudier les possibilités de localiser les mesures compensatoires attendues dans un périmètre plus proche et selon une disposition plus rassemblée.

Le Groupe a pris acte de cette décision, et a confirmé sa volonté de faire appel du jugement. Il est confiant sur l’issue judiciaire finale en se référant à la décision du Conseil d’Etat du 18 juin 2015 ayant annulé l’ordonnance du juge des référés du Tribunal Administratif de Grenoble du 23 décembre dernier sur la suspension des travaux au titre de la loi sur l’eau.

« Un Center Parcs a vraiment des effets positifs sur le tourisme local »

Center Parcs Bois Francs

Interview de Jean-François Derquer, Directeur du Comité Départemental du Tourisme de l’Eure

Inauguré il y a plus de 26 ans, le Center Parcs des Bois Francs, situé dans le sud du département de l’Eure en Normandie, est devenu un pôle d’attraction touristique majeur vendant chaque année plus d’un million deux cent mille nuitées. Le Directeur du Comité Départemental du Tourisme de l’Eure, M. Jean-François Derquer, nous en dit plus sur l’impact d’un domaine Center Parcs sur le tourisme dans son département.

Pourriez-vous nous présenter le rôle et les missions du Comité Départemental du Tourisme de l’Eure ?

Jean-François Derquer : Le Comité Départemental du Tourisme de l’Eure est une structure institutionnelle chargée de concevoir et d’appliquer la politique touristique départementale. Nous aidons l’offre touristique du département à se développer à travers des publications, des relations presse, la constitution de bases de données … Nous travaillons avec les élus et l’administration locale, avec les prestataires directs et avec les acteurs du tourisme local. A mon niveau, je mets également en relation les acteurs économiques du tourisme, notamment les chefs d’entreprise, que je réunis de temps en temps pour qu’ils apprennent à se connaître et engagent ensemble un travail de coopération.

Quels sont les chiffres clés du tourisme dans le département de l’Eure ?

J-F. D. : Le département de l’Eure attire chaque année plus d’un million et demi de visiteurs dans ses sites majeurs ou lieux de visites. L’offre locale représente plus de 28 000 lits marchands, 1 700 prestations, dont 700 sont labellisées gîtes de France, en meublé ou en chambre d’hôte. Les sites principaux du département sont par exemple Giverny, qui représente près de 850 000 entrées, mais également des sites patrimoniaux comme Château Gaillard et quelques petits villages du Vexin Normand comme Lyons-la-Forêt. Le tourisme dans ce département, c’est 290 millions de chiffre d’affaires, dont 234 millions de valeur ajoutée. C’est 4 100 emplois directs, sans compter les emplois induits. Et puis c’est 71 euros de dépenses moyennes par jour et par visiteur, au-dessus des moyennes nationales.

Quelle est la place du Center Parcs des Bois Francs dans le secteur du tourisme dans l’Eure ?

J-F. D. : Center Parcs des Bois Francs occupe une place importante dans l’offre touristique de l’Eure. D’abord, en termes de chiffres, les Bois Francs sont le premier site d’hébergement du département  avec 1,2 millions de nuitées vendues chaque année. Ils ont également un rôle de pôle d’attraction dans le sud du département qui, sans Center Parcs, n’aurait sans doute pas autant d’intérêt touristique. En effet, dans la tête de beaucoup de gens encore, et c’était le cas en Normandie à l’origine, un Center Parcs est clôt et fermé sur lui-même. Or, depuis un certain temps ils ont une ouverture hors de leurs prestations internes, une ouverture à l’extérieur dont bénéficient les villes et les sites de proximité.

Center Parcs est-il profitable au tourisme local ?

J-F. D. : Oui, il y a des retombées touristiques directes pour les acteurs locaux. Un Center Parcs est vraiment profitable au tourisme local. Il y a des sites à proximité comme le parc des oiseaux « Le Bois aux Aigles » qui bénéficient directement de la clientèle de Center Parcs. Pour faciliter les déplacements, nous avons même inauguré une voie verte reliant le Center Parcs à la ville de Verneuil-sur-Avre. Du coup, il y a des échappées qui existent et, du coup, des consommations dans cette ville, par exemple auprès des vendeurs de produits du terroir ou des guides touristiques. Mais nous savons à travers nos analyses de clientèle que les touristes de Center Parcs visitent également des sites à 30 ou 40 km de là, et même jusqu’à 100 km aller dans certains cas en Normandie ou dans la région Centre. C’est vous dire les possibilités. Enfin, c’est un avantage pour nous en termes de communication, car nous mettons en avant ce lien avec Center Parcs.

Quelles sont les retombées économiques produites par le Center Parcs ?

J-F. D. : Tout d’abord, nous estimons que les retombées économiques avoisinent au total les 57 millions d’euros. Les retombées directes sont aux alentours de 16 millions d’euros, les retombées indirectes à hauteur de 12 millions d’euros, et les effets induits approchent les 28 millions d’euros. Deuxième élément, l’emploi. D’après nos calculs, le Center Parcs a pratiquement créé 250 emplois en équivalent temps plein sur le site, 168 emplois indirects, et 551 emplois induits. On est donc à un peu moins de 1 000 personnes, qui sont de près ou de loin liés à l’activité économique créée par Center Parcs. Donc si vous mettez 1 000 personnes et que vous multipliez par le nombre de personnes dans un foyer, vous voyez l’impact. Et puis, il y a également des retombées fiscales pour les collectivités locales.

Ces retombées permettent-elles de créer une dynamique localement ?

J-F. D. : Grâce aux retombées économiques, les acteurs locaux ont effectivement davantage de moyens pour investir dans des projets, et notamment dans des projets touristiques. Ainsi, le versement de la taxe de séjour par Center Parcs permet de créer une dynamique vertueuse au niveau du tourisme. Chaque année, la collectivité perçoit 400 000 euros de taxes, qui sont affectées pour moitié à l’office de tourisme, et pour l’autre moitié à l’investissement. Grâce à ces 200 000 euros, elle est en train de réfléchir à un projet de développement autour de l’œuvre du peintre Maurice de Vlaminck. Comme je le disais, la peinture est un axe fort du tourisme dans tout le département. Grâce aux retombées fiscales, la collectivité a pu acquérir une collection de tableaux qu’elle envisage de présenter dans une ancienne abbaye.

Quelles sont vos actions sur place pour accentuer les retombées pour les acteurs locaux ?

J-F. D. : Depuis deux ou trois ans, nous menons un travail de coopération entre le Comité départemental du tourisme, l’Office de tourisme et Center Parcs pour informer la clientèle sur l’offre touristique de proximité, y compris celle proposée dans l’Orne ou l’Eure-et-Loir. Nous éditons chaque année un document qui s’intitule Cinquante idées de sorties autour de Center Parcs les Bois Francs Normandie, qui est mis à disposition des vacanciers dans les lodges, et nous tenons un point d’information dans le village pour informer la clientèle des possibilités de visites aux alentours.

Par ailleurs, la présence locale de Center Parcs dans le sud du département nous permet de donner plus de poids à nos actions. Par exemple, nous sommes en train de développer des actions autour de la gastronomie dans le sud du département avec tous les acteurs locaux. A travers ces actions, nous avons mis en rapport un chocolatier et Center Parcs des Bois Francs. Ils ont conclu un partenariat, et il y a désormais un ballotin de chocolat qui est distribué systématiquement à l’intérieur des lodges. En partant quand les gens sortent, ils ont tendance à aller dans cette chocolaterie. C’est tout à fait logique !

Un mode de construction qui limite l’impact environnemental

image (3)

Pour construire sur le site du projet Roybon en limitant les impacts sur l’environnement, le maître d’ouvrage a retenu un mode de construction adapté aux enjeux environnementaux. Dans le cadre d’une démarche de « chantier vert » tous les aspects des travaux ont été pensés pour limiter au maximum l’impact sur l’environnement, depuis les techniques de construction jusqu’à la circulation des engins de chantier.

La démarche « chantier vert »

Le maître d’ouvrage s’est engagé dans une démarche « chantier vert », une notion théorisée dans les années 90 par le Plan Urbanisme Construction et Architecture (PUCA).  La démarche chantier vert est un engagement volontaire du maître d’ouvrage afin de réduire les impacts sur l’environnement proche du site de construction. Elle catégorise trois cibles d’actions pour identifier et limiter les nuisances environnementales :

  • Les flux entrants du chantier: engins et matériaux de chantier (consommation en eau et électricité notamment) ;
  • Le chantier en lui-même: bruits, risques environnementaux, sécurité du personnel sur le chantier, nocivité potentielle des matériaux utilisés, techniques de construction… ;
  • Les flux sortants: gestion des déchets, nuisance vis-à-vis des riverains.

Des engagements concrets dans le cahier des charges

Le maître d’ouvrage a adapté son plan d’action pour limiter les nuisances sur l’environnement proche du chantier.

  • les dates de travaux ont été choisies en fonction des dates de reproduction de la faune recensée sur le site et aux alentours par des bureaux d’études écologiques, afin de ne pas perturber le rythme biologique des animaux. La présence de gîtes de chauves-souris a également été contrôlée sur les arbres situés sur la zone d’aménagement pour éviter leur destruction.
  • Les secteurs les plus sensibles du domaine (zones humides, ruisseaux…) ont été balisés pour éviter que les engins de chantier ne les dégradent. Les conditions météorologiques seront également prises en compte au cours du chantier. Les engins de chantier ne circuleront pas sur le site en cas de fortes pluies par exemple, afin de ne pas engendrer de déformations du sol.

Cette démarche de chantier vert s’inscrit dans la démarche globale du maître d’œuvre pour garantir la Haute Qualité Environnementale du projet : labellisation BBC des équipements, utilisation d’énergies renouvelables à hauteur de 80% pour couvrir les besoins en chaleur des équipements, mesures de réduction et de compensation des impacts sur le milieu naturel intégrées au projet…

Un mode de construction léger

Dans cet objectif de réduction des nuisances, le maître d’ouvrage a adapté le mode de construction des cottages en faisant le choix de la préfabrication et de l’ossature bois.

L’utilisation de matériaux légers permet de diminuer le poids et la taille des engins de chantier sur le site, pour limiter la dégradation des sols et de défricher moins d’arbres pour le passage des engins.

La technique de construction par assemblage est également plus rapide, ce qui permet de limiter les nuisances sonores et le volume de déchets produits par le chantier. Ce mode constructif de chantier sec permet également de réduire les consommations d’eau sur le site, le transport des matériaux et les risques de pollutions.

Interview de Jean-Louis Michelot, Directeur de l’agence Sud-Est d’Ecosphère

ecosphere

Ecosphère est l’un des bureaux d’études écologiques mandatés par Pierre & Vacances pour évaluer le terrain retenu pour le projet de Center Parcs de la forêt de Chambaran. Depuis, de nombreuses sessions d’observations naturalistes de la faune et de la flore ont été conduites sur place. Ces recensements ont permis d’améliorer le projet du maître d’ouvrage afin de favoriser la préservation du milieu naturel. Jean-Louis Michelot, Directeur de l’agence Sud-Est du Bureau d’études Ecosphère, a coordonné l’étude du site.

Quelles sont les expertises présentes au sein de votre bureau d’étude ?

Jean-Louis Michelot : Ecosphère est une société qui intervient partout en France et qui travaille sur la question de la prise en compte de la biodiversité dans les politiques publiques ou privées. Notre société rassemble donc des écologues, des spécialistes de la faune et de la flore, des environnementalistes et des techniciens en gestion des milieux naturels. Nous travaillons avec des clients privés ou publics pour définir des politiques d’aménagement.

Par exemple, nous accompagnons régulièrement la Commission européenne pour l’aider à définir la politique environnementale dans certains domaines. Nous faisons également de l’opérationnel, de l’accompagnement de chantier et de la veille sur la mise en œuvre des actions de protection de l’environnement.

Dans quel cadre règlementaire et légal avez-vous été missionnés ?

J-L. M. : Différentes procédures demandent une expertise écologique en amont d’un aménagement, touristique ou autre. L’étude d’impact (qui est un préalable nécessaire) comprend une étude d’impact écologique, une étude d’incidences au titre de Natura 2000, et une demande de dérogation au titre des espèces animales ou végétales protégées. Ce sont les principales procédures qui demandent ce type d’expertise.

La procédure dite de « dérogation au titre des espèces protégées »  est assez complexe. Comme vous le savez, il y a des espèces animales ou végétales protégées, mais la loi prévoit des mécanismes de dérogation, c’est ce qu’on appelle le « dossier CNPN » (Conseil National de Protection de la Nature). Ce dossier administratif va donner lieu à un arrêté préfectoral mais il a la particularité de passer par des mécanismes d’expertise importants. Le dossier que nous avons constitué  a donc été expertisé par le Conservatoire Botanique National Alpin, l’Office National de la Chasse et de la Faune Sauvage, par l’Office National de l’Eau et des Milieux Aquatiques et par le CNPN. Ces organismes sont des organismes reconnus, qui font des remarques dont doit tenir compte le maître d’ouvrage, ce qui s’est passé dans le cadre du projet

Comment avez-vous procédé pour le projet « Forêt de Chambaran » ?

J-L. M. : Dans le cadre de cette mission d’étude, nous avons fait une étude très minutieuse du site retenu. Cela a représenté environ 70 déplacements, soit environ 70 journées de travail sur le terrain, avec une dizaine de spécialistes de la faune sauvage et de la flore. Ces sessions d’étude ont été réparties durant toutes les périodes de l’année, de jour et de nuit, sur le site même et aux alentours.

Nous utilisons différents moyens techniques pour le recensement des espèces : des examens de visu, des sessions d’écoute, des détecteurs d’ultra-sons pour évaluer la présence de chauves-souris sur le site ou encore la recherche d’ADN environnementale dans les milieux aquatiques pour recenser les amphibiens…

Nous avons également recueilli les données existantes sur le site et avons aussi pris en compte les observations disponibles auprès des associations locales et des administrations.

Entre les bilans initiaux et les mémoires en réponse (lors des phases de dialogue avec les administrations et les différentes commissions), nos analyses représentent plusieurs centaines de pages d’analyse et de données.

Quels sont les résultats de votre enquête ? Comment caractériseriez-vous le site ?

J-L. M. : Le site correspond à un milieu assez représentatif des Chambaran. D’un point de vue de la biodiversité, il n’y a pas de particularité très forte par rapport au reste du massif. Comme l’ensemble des Chambaran, le bois des Avenières a largement été exploité pour le bois de coupe depuis de nombreuses années. Les boisements sont donc souvent jeunes (taillis), avec une petite proportion d’arbres plus gros. Les étangs figurent parmi les milieux des Chambaran les plus riches en espèces remarquables ; le site concerné par le projet n’en comporte aucun.

Ne peut-on pas imaginer que des animaux, absents lors de votre passage, ont tout de même besoin de traverser le site ?

J-L. M. : Effectivement, nous avons également étudié le site du point de vue du passage des animaux. Prenons l’exemple du crapaud sonneur à ventre jaune, qui est présent ailleurs dans les Chambaran : nous sommes passés de nombreuses fois et nous n’avons pu l’apercevoir qu’une seule fois en bordure du site, pas tout à fait sur la zone défrichée. Comme c’est une espèce qui est facile à trouver, nous considérons que nous avons une vision assez bonne de la situation ; nous pensons que l’espèce ne se reproduit pas sur le site même, mais sur ses abords (de fait, nous l’avons noté sur des prairies humides des environs). De temps en temps, des individus de l’espèce traversent probablement le site lors de leurs phases de dispersion (recherche de nouveaux territoires par certains individus).

Ainsi, on ne peut pas affirmer qu’il n’y a aucun impact sur le déplacement des animaux, mais nous pouvons considérer que cet impact sera limité, d’autant que différentes mesures de réduction ou de compensation ont été prises : réalisation de passages pour la petite faune (dans et hors du site), utilisation de clôtures perméables à la majorité des espèces…

Par exemple, dans le cas du crapaud sonneur, une piste forestière qui traverse le site sera réhabilitée, avec création de petites mares qui sont ses lieux de prédilection.

Dans quelle mesure peut-on parler, à l’égard de votre travail, d’une étude indépendante ?

J-L. M. : Tout d’abord, Ecosphère est une société privée et indépendante, appartenant à ses salariés dirigeants. Dans le cadre du système français, nos missions sont réalisées sous la maîtrise d’ouvrage des donneurs d’ordres. C’est d’ailleurs le cas de nombreuses autres professions, comme les commissaires aux comptes ou les huissiers.

Par ailleurs, il y a une vraie vigilance de la part de l’Etat et des associations, quant à la minutie de nos analyses, et à la rigueur scientifique de nos méthodologies. Si nous n’agissions pas de manière indépendante de ce point de vue, ce serait une faute déontologique bien sûr, mais surtout une erreur à moyen terme car l’on pourrait détecter les faiblesses de nos analyses. Je dirais donc que le porteur de projet et le bureau d’études ont intérêt à ce que l’expertise soit la plus indépendante possible. D’autant qu’en dernière analyse, ce sont l’Etat et ses services spécialisés qui doivent considérer la qualité de notre expertise.

En quoi vos observations ont-elles été prises en compte par le maître d’ouvrage ?

J-L. M. : Nous avons apporté des informations sur le milieu naturel pour qu’il soit mieux pris en compte dans le projet. Ainsi, nous nous sommes rapidement rendu compte que le site abritait des zones intéressantes, en particulier les petites vallées qui traversent le site. Nous avons alerté le maître d’ouvrage sur leur richesse biologique. Sur nos conseils, Center Parcs a modifié son schéma de localisation des équipements et des bâtiments – ce que l’on appelle le « plan masse » – pour éviter de construire sur ces zones sensibles.

De la même manière, nos repérages sur la flore ont permis de relever la présence d’espèces végétales protégées, comme l’inule de Suisse, la petite scutellaire et certaines espèces de mousses. Le maître d’ouvrage a ainsi supprimé deux îlots de cottages du projet pour ne pas les impacter, ce qui a été validé par la Commission Nationale de la Protection de la Nature (CNPN). Quant aux mousses, elles se trouvaient dans des zones que nous avions déjà décidé d’écarter du projet à cause de leur intérêt biologique (vallons). Les mousses ont ainsi été balisées et protégées et ne seront pas impactées non plus.

Enfin, pour ce qui est de la faune, suite à nos observations, de nombreuses adaptations ont été validées sur le projet : limitation de la vitesse de circulation sur le site (pour limiter les écrasements d’amphibiens), rideaux aux fenêtres (pour éviter les collisions d’oiseaux), choix des dates de travaux pour que les arbres ne soient pas coupés à l’époque de la reproduction des oiseaux… Autant de détails qui permettent de réduire l’empreinte écologique du projet.

Éviter, réduire, compenser : la philosophie du projet Roybon

Éviter, réduire, compenser : la philosophie du projet Roybon

Prendre en compte la protection du milieu naturel dans la conception des projets d’infrastructures, c’est l’objet de la doctrine « éviter, réduire, compenser » (ERC). Proposée aux maîtres d’ouvrage en 2012 par le Ministère de l’Ecologie, elle se présente comme une méthode d’action pour adapter la construction aux enjeux environnementaux. La cohérence des actions engagées, conformément à ces trois principes, est la clé pour construire de manière durable en respectant le milieu naturel. A Roybon, la conception du Center Parcs de la Forêt de Chambaran s’inspire de cette méthode. Avec un objectif : limiter au maximum l’impact du projet sur l’environnement.

« Eviter » des dommages irréversibles

L’évitement intervient en premier dans la doctrine ERC. Il implique de toujours commencer par étudier attentivement le site du projet du point de vue de l’écologie, afin de ne pas porter atteinte au milieu naturel. Cette première phase dans la conduite du projet doit permettre de déterminer le site le plus adapté.

L’environnement a fait partie des premiers critères retenus pour sélectionner le site concerné par le projet, parmi différents sites dans l’Isère et la Drôme. Le Bois des Avenières a été retenu parce qu’il présentait une sensibilité manifestement moindre que d’autres sites, n’étant désigné ni comme ZNEFF de type 1 ni comme site Natura 2000.

Le bois des Avenières est situé au sein d’une très vaste ZNIEFF de type 2 ; elle est représentative du massif des Chambaran et de leurs boisements, dominés par des taillis exploités pour le bois de chauffage.  Après le choix du site, des inventaires écologiques ont été menés dans la zone. Les résultats de ces prospections ont permis une nouvelle phase d’évitement des impacts. Le « plan masse » du projet (disposition des bâtiments) a été modifié pour tenir compte des sensibilités écologiques : vallons, stations de plantes protégées (comme la petite scutellaire), notamment à travers la réduction du nombre de cottages initialement prévus.

 « Réduire » les incidences du projet sur le milieu naturel

Deuxième principe de la doctrine ERC, la réduction des impacts sur le milieu naturel par la mobilisation de moyens techniques. La conception du projet dans le détail a ainsi cherché à minimiser le plus possible les impacts écologiques : la localisation exacte des bâtiments a été pensée pour préserver le plus grand nombre possible d’arbres, des mesures ont été prises afin de réduire les impacts sur la faune (comme l’installation de passages pour les amphibiens par exemple), ou encore la mise en place d’une gestion écologique des espaces verts sur le site.

Ce principe de réduction concerne aussi l’impact du chantier en lui-même. A travers la mise en place d’une démarche « Chantier vert » et d’une démarche de certification Haute Qualité Environnementale, les équipes ont voulu s’engager à réduire l’impact écologique des travaux et à construire des bâtiments respectueux des critères environnementaux. Les modalités de réalisation du chantier ont été ainsi conçues de manière à réduire les impacts écologiques. Les travaux seront ainsi réalisés en dehors des périodes les plus sensibles (reproduction de la faune…), des contrôles sur la présence de gîte de chauves-souris ont été réalisés avant l’abattage des arbres et les secteurs les plus sensibles ont été balisés pour éviter que les engins ne les dégradent.

Le principe de réduction a également trouvé sa traduction dans l’aménagement du site. En effet, la présence sur les lieux de zones humides selon le critère du sol, telles que définies dans la loi sur l’eau, a conduit le maître d’ouvrage à intégrer un volet gestion de la ressource hydraulique dans la conception du projet. Suite aux remarques formulées par l’avis consultatif de la Commission d’Enquête Publique relative à la loi sur l’eau, le projet a été amélioré avant d’être validé par le Conseil Départemental de l’Environnement des Risques Sanitaires et Technologiques (CODERST) le 25 septembre 2014 :

  • Une gestion rigoureuse des eaux de pluie pour limiter les effets des zones imperméabilisés, avec la mise en place de collecteurs sur le site, de dispositifs diffus permettant l’infiltration des eaux de pluie pour éviter des phénomènes d’érosion des sols et les risques d’inondations, et l’élimination des pollutions résiduelles grâce à des techniques naturelles (rétention, adsorption, phytoremédiation).
  • Le maintien de l’alimentation des rus (ruisseaux de petite taille) existants, y compris en période d’étiage (le moment de l’année où les cours d’eau atteignent leur niveau le plus bas).

 « Compenser » les impacts sur le milieu naturel

Troisième principe de la doctrine ERC, la compensation est de la responsabilité du maître d’ouvrage. Celui-ci doit définir un plan de compensation à hauteur minimale des impacts causés sur le site, en liaison avec les autorités administratives compétentes (DREAL, DDT, ONCFS, ONEMA, …) qui valident et contrôlent son exécution.

Plusieurs types d’impacts seront ainsi compensés :

  • L’impact sur les zones humides: Dans le cadre du projet Roybon, la compensation a été mesurée en termes de surfaces de zones humides impactées. En effet, malgré toutes les précautions prises, la construction d’installations touristiques entraîne toujours une certaine perte de fonctionnalité écosystémique du lieu. Center Parcs s’est donc tourné vers l’Office National des Forêts pour définir ensemble un plan de compensation qui aboutira à la restauration de 150 hectares de zones humides dégradées.
  • Le défrichement. Le projet prévoit le défrichement de 80 hectares de forêt (sur les 35 000 que comptent le massif des Chambaran) ; cet impact sera compensé par différentes mesures conçues avec l’ONF, à hauteur de deux hectares restaurés pour un hectare impacté.
  • L’impact sur les espèces animales et végétales Ces impacts feront l’objet de nombreuses mesures compensatoires, conçues pour répondre aux besoins des différentes espèces concernées. Ainsi, 80 hectares de boisements autour du bois des Avenières seront protégés et pourront évoluer librement à l’avenir. Dix réseaux d’ornières et des mares, constituant un écosystème favorables aux amphibiens seront créées, ainsi qu’un passage à petite faune sur l’un des sites majeures pour les amphibiens dans la région (à Notre Dame de l’Osier, à une dizaine de kilomètres du bois des Avenières).