Les espèces animales sur le site du projet

Le projet Roybon et les espèces protégées
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En amont de la conception du plan masse du projet Roybon, le maître d’ouvrage s’engage à mettre en œuvre des mesures pour préserver les écosystèmes. Pour cela, il a déterminé les enjeux liés à la biodiversité et en particulier aux espèces animales sur le site. Sur une période de 5 ans, plusieurs enquêtes ont été conduites sur place et aux abords du site afin de qualifier avec précision l’état de la faune sur le site. Leurs résultats ont permis d’adapter le projet.

70 sessions d’enquêtes de terrain entre 2008 et 2013

Le site est largement couvert de boisement, en grande partie exploité en taillis de châtaigniers ; il compte quelques ruisseaux, mais ne comporte pas d’étangs. Ce sont ces derniers qui abritent le plus grand nombre d’espèces remarquables dans le massif des Chambaran.

Afin de recenser les espèces animales présentes, environ 70 jours d’inventaire répartis sur chaque saison, de jour et de nuit, ont été réalisés entre 2008 et 2013, sur le site même du projet Roybon et aux alentours. Outre les examens de visu et les sessions d’écoute, les écologues qui se sont rendus sur le site ont utilisé des détecteurs d’ultra-sons, des caméras thermiques pour détecter la présence de chauves-souris et fait réaliser des analyses ADN pour évaluer la présence des amphibiens. Les résultats des enquêtes de terrain ont été recoupés avec les données existantes sur le site et les observations disponibles auprès des associations locales et des administrations.

Ces investigations ont permis de qualifier l’état de la faune sur le site. En matière de biodiversité, le site du projet ne présente pas de particularité très forte par rapport au reste du massif, et n’est directement ni concerné par un zonage en Zone d’Intérêt Ecologique Faunistique et Floristique (ZNIEFF) de type I, ni par un recensement Natura 2000.

180 espèces animales recensées sur la zone du projet

A l’issue de ces recherches, environ 180 espèces animales ont été recensées sur le site du projet (état 2014). Nombre d’entre elles font l’objet de mesures de protection mais très peu sont rares à l’échelle du département.

  • Concernant l’avifaune, les enjeux sont globalement faibles avec un cortège avifaunistique relativement commun (oiseaux forestiers). Seules deux espèces observées sur le site sont peu communes, soit seulement 1,3% des espèces arborant ce statut dans la région Rhône-Alpes. Certaines espèces rares telles que la Cigogne noire, sont susceptibles de survoler le site sans l’utiliser pour nicher ou se nourrir.
  • Pour les mammifères, les différentes études ont montré un enjeu globalement faible, dans la mesure où les espèces protégées comme l’écureuil sont communes dans la région.
  • Les prospections liées aux chauves-souris n’ont pas permis de mettre en évidence un fort enjeu pour ce groupe. Différentes espèces survolent le site, mais celui-ci n’offre qu’un intérêt limité pour leur gîte ou leur alimentation.
  • L’enjeu pour les reptiles apparaît limité sur le site, notamment en raison du caractère forestier du site qui leur est naturellement peu propice. Six espèces communes mais protégées y ont été observées en petits effectifs.
  • 10 espèces d’amphibiens ont été recensées sur le site. Les vallons humides présents sur le site servent de lieu de reproduction à la salamandre tachetée ; les ornières en eau abritent des grenouilles rousses et agiles et des tritons. Par ailleurs, certains étangs situés sur le pourtour du site accueillent des populations importantes de crapaud commun et d’importantes migrations d’adultes ont lieu entre les milieux boisés et ces plans d’eau à la sortie de l’hiver. Les espèces les plus patrimoniales comme le triton crêté et le crapaud sonneur à ventre jaune ne sont inventoriés qu’en marge du site ; elles peuvent traverser le site lors de leurs déplacements mais ne l’utilisent pas de façon notable.
  • La diversité globale pour les différents groupes d’insectes inventoriés est réduite, parce que la forêt est trop jeune pour accueillir de nombreux coléoptères liés au bois mort et parce que la rareté des milieux ouverts (prairies, marais…) limite beaucoup la diversité des papillons et sauterelles.

La prise en compte des enjeux de la faune dans le projet

Les recensements de la faune ont permis au maître d’ouvrage d’établir le plan masse du projet Center Parcs, prévu pour restreindre au maximum l’impact de la construction sur les habitats naturels. Par exemple, les vallons humides qui présentent un environnement particulièrement favorable pour la salamandre tachetée (comme pour des espèces végétales intéressantes) ont été exclus du plan d’aménagement du projet.

D’autres adaptations ont été apportées au projet suite aux observations des écologues. Le choix des dates de défrichement a tout d’abord été déterminé pour que les arbres ne soient pas coupés pendant la période de reproduction des oiseaux. Au niveau des cottages, de nombreuses améliorations portant sur l’éclairage extérieur ou encore sur la pose de rideaux aux fenêtres ont été apportées afin d’éviter les collisions d’oiseaux. La vitesse de circulation sur le site (dans les Domaines Center Parcs, les voitures ne sont admises que les jours d’arrivée et départ ; pendant le séjour, les visiteurs, comme les équipes, circulent à vélo ou en voiturette électrique) sera également limitée pour limiter les risques de dérangement des amphibiens.

Pour éviter que le site ne fasse barrière aux déplacements des animaux, des passages à petite faune seront également installés dans et hors du site. Pour la reproduction du crapaud sonneur à ventre jaune (qui n’a été repéré qu’en bordure du site), une piste forestière qui traverse le site sera réhabilitée. Dix réseaux d’ornières et de mares, qui constituent un environnement privilégié pour les amphibiens, seront également créés à ses abords.

Ces différentes mesures ont été établies grâce à la caractérisation très fine du site, et au recensement détaillé des espèces animales présentes. Une étape indispensable pour réduire au maximum l’impact de l’aménagement sur les espèces et les habitats naturels présents

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