Le choix du site du projet Roybon

Site du projet Roybon Center Parcs
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Le projet Roybon s’étendra sur 150 hectares dans le bois des Avenières, situés dans le massif des Chambaran en Isère. Retenu sur des critères environnementaux, le site du projet comporte des enjeux spécifiques qui ont été identifiés par le maître d’ouvrage grâce à des enquêtes de terrain approfondies entreprises par des experts. Cette connaissance des enjeux naturalistes du site et de sa valeur patrimoniale a ainsi été prise en compte dans la conception du projet.

Parmi les différents sites pressentis dans la Drôme et en Isère, c’est le Bois des Avenières situé dans la partie orientale des Chambaran, près du village de Roybon qui a été retenu pour accueillir le projet de Center Parcs. Ce choix a été effectué au terme d’une analyse détaillée de l’environnement du site, et en fonction de critères environnementaux, dans une logique d’évitement des secteurs à enjeux patrimoniaux et de limitation des impacts .

L’emprise du projet : un bois de coupe représentatif de l’environnement des Chambaran         

Les 200 hectares de cette ancienne surface de « bois de coupe », exploitée depuis de nombreuses années, sont assez comparables en termes de composition aux 256 km² de boisement de la partie Iséroise des plateaux des Chambaran. Ce bois est principalement exploité en taillis de châtaignier, localement en taillis sous futaie. L’essentiel de la production, selon l’Office National des Forêts est destiné au bois de chauffage et à l’industrie.

Ce bois n’est pas classé en réservoir de biodiversité par le projet de Schéma Régional de Cohérence Ecologique. Il n’est ainsi pas référencé parmi les sites d’un grand intérêt selon les critères de l’inventaire national du patrimoine. Le bois des Avenières n’est pas recensé Natura 2000 (à l’inverse d’autres sites des Chambaran), et n’est pas non plus concerné par un zonage en ZNIEFF de type I (Zone Naturelle d’Intérêt Ecologique Faunistique et Floristique), qui désigne les espaces de superficie réduite, homogènes d’un point de vue écologique et qui abritent au moins une espèce et/ou un habitat rare ou menacé, d’intérêt aussi bien local que régional, national ou communautaire.

A l’instar du reste du massif des Chambaran, le site est classé en ZNIEFF de type II, désignant de grands ensembles naturels riches, ou peu modifiés, qui offrent des potentialités biologiques importantes. Le site est notamment caractérisé par l’absence d’étangs, milieux des Chambaran les plus riches en espèces animales et végétales remarquables.

Une valeur patrimoniale prise en compte par le projet

Plusieurs cours d’eau traversent le Bois des Avenières, et la rivière Herbasse (affluent de l’Isère) y prend notamment sa source. Comme la majeure partie du massif des Chambaran, le site est caractérisé par la présence de zones humides dites « de plateau », qui contribuent aux fonctions de stockage/déstockage, permettant ainsi la régulation des crues en aval et le soutien des étiages du chevelu hydrographique de cette partie du bassin versant de l’Herbasse et de la Galaure.

Par ailleurs, les différents inventaires menés sur le site par des experts ont mis en évidence plusieurs enjeux de préservation d’espèces protégées : l’inule de Suisse, la petite scutellaire et de certaines espèces de mousses. Ces espèces occupent principalement les vallons humides et à leurs abords ; ils ont été recensées et leurs habitats ont été cartographiés. De la même manière, les enjeux liés au passage de la faune, et notamment des batraciens, ont été identifiés.

Pour s’adapter à ces enjeux, le maître d’ouvrage a pris en compte les remontées des analyses de terrain dans la conception même du projet. Parmi les adaptations apportées au projet :

  • Les zones les plus sensibles ont été identifiées, balisées et écartées du plan masse du projet (vallons humides, cours d’eau…) : principe de l’évitement.
  • Des mesures spécifiques ont été mises en place pour préserver des espèces végétales protégées présentes sur le site comme la petite scutellaire (réduction du nombre de cottages, culture en pépinière…).
  • Des mesures pour limiter l’impact du projet sur les zones humides ont également été intégrées dès sa conception : choix du mode constructif, adaptation du mode de collecte des eaux pluviales, création d’aires de rétention jouant le rôle de « zones tampons », installation de dispositifs d’infiltration diffus limitant l’effet du ruissellement au bénéfice de l’alimentation des rus y compris en période d’étiage.

D’autres mesures comme la mise en place d’une démarche Chantier Vert ou la mise en place d’un management environnemental en phase d’exploitation ont également été prévues afin de préserver l’environnement du lieu sur le long terme. Des démarches qui s’appuient sur l’expertise de Center Parcs dans ses cinq autres domaines français, et sur les méthodes d’action les plus en pointe en matière de respect de l’environnement.

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3 réactions

  1. ca serait bien qu’on arrive a faire bouger les choses enfin , on a bien besoin d’un projet comme celui la pour raviver l’attrait de la region et ramener du boulot !

  2. Le professionnalisme ainsi qu’un profond respect environnemental de la part de Pierre & Vacances dans ses projets ne peuvent que rassurer les plus sceptiques, sans parler des effets économiques avec notamment des créations d’emplois directs et indirects.