Un exemple d’adaptation du projet : la petite scutellaire

L’environnement pris en compte dans l’architecture du projet
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Au cours des investigations menées sur le site du projet par les bureaux d’études écologiques, les experts ont relevé la présence de plants de petite scutellaire (Scutellaria minor), une plante herbacée de 6 à 25 centimètres de haut qui pousse dans les zones humides. Fréquente dans l’Ouest et le Centre de la France, la petite scutellaire est relativement rare en Rhône-Alpes, où elle figure sur la liste des espèces végétales protégées. Préserver cette espèce s’est donc imposé comme un enjeu majeur pour le maître d’ouvrage.

Plusieurs milliers de plants de petite scutellaire sur le site

Au cours de la phase d’évaluation du terrain, les experts ont recensés plusieurs milliers de pieds de petites scutellaires sur place et dans les alentours du site. Cette plante herbacée qui se caractérise par ses corolles roses ponctuées de taches plus foncées a son environnement privilégié dans les marais et les zones humides. Elle se concentre donc à proximité des rus (petits ruisseaux) et sur le pourtour des étangs situés à proximité du site.

En cartographiant la présence de petites scutellaires sur le site, les experts ont délimité cinq zones – trois sur le site et deux en périphérie – concentrant l’essentiel des plants répertoriés. D’autres plants plus isolés étaient présents à d’autres endroits du site. Ils ont été identifiés au cours des investigations pour faire l’objet d’un traitement spécifique.

Une prise en compte de la petite scutellaire dans la conception du projet

Bien que courante dans l’Ouest et le Centre de la France, la petite scutellaire est une espèce rare en Rhône-Alpes. Elle est protégée dans la région par un arrêté ministériel du 4 décembre 1990 qui en interdit « la destruction, la coupe, la mutilation, l’arrachage, la cueillette ou l’enlèvement, le colportage, l’utilisation, la mise en vente, la vente ou l’achat ».

Le maître d’ouvrage a donc adapté le projet aux enjeux de préservation de cette espèce.

  • Tout d’abord, la délimitation du projet a été redessinée pour éviter de construire près des petits ruisseaux qui constituent leur environnement privilégié. Deux des trois zones délimitées ont été exclues du projet, la troisième zone n’étant pas située sur un espace destiné à être aménagé. Dix projets de cottages ont donc été abandonnés permettant ainsi de préserver des populations découvertes lors des dernières investigations.
  • Des plants prélevés dans les stations n’ayant pu être sauvegardées ont été mis en culture par un pépiniériste afin d’être réimplantés sur le site quand les travaux d’aménagements seront terminés.
  • Les différents plans d’eau qui seront créés dans le Center Parcs constituent potentiellement des habitats intéressants pour cette espèce. Leur conception a été adaptée pour être le plus favorable possible à la biodiversité en général et à cette espèce en particulier : berges en pente douce, substrat adapté, gestion écologique, replantation des plants mis en culture.

Enfin, la petite scutellaire est bien présente dans les terrains extérieurs au Center Parcs qui seront protégés et gérés au titre de mesures compensatoires. Les sites les plus intéressants devraient faire l’objet d’un Arrêté Préfectoral de Protection de Biotope pour pérenniser leur existence. Le plan proposé doit permettre de préserver l’état de conservation de la petite scutellaire dans la zone.

Un exemple d’adaptation du projet

La protection de la petite scutellaire s’inscrit dans une démarche globale du maître d’ouvrage pour respecter l’équilibre écologique du site. Outre la petite scutellaire, plusieurs espèces végétales (comme l’inule de Suisse) ou plusieurs espèces d’amphibiens (comme le crapaud commun ou le triton palmé) ont également fait l’objet d’inventaires poussés et de mesures pour éviter ou réduire les impacts du projet sur leurs populations. Le maître d’ouvrage a également aménagé d’autres aspects du projet pour préserver le plus possible le milieu naturel, comme par exemple la limitation de l’éclairage sur site, la mise en place de clôtures perméables à la faune protégée ou le choix des dates de travaux (hors périodes de reproduction).

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1 réaction

  1. La quasi totalité des promeneurs ne savent pas quelles espèces sont protégées dans les campagnes !!! Ils reviennent de leur marche avec de gros bouquets….
    En ce qui concerne la surface délimitée par P et V…. nos zamis les zabitants ont dû la détruire dans leurs zaménagements !!!!

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